Evaluation de la mortalité (notes) (pp.325-334 du Kampuchéa...)
[i] Ea Meng-Try, « Recent Population Trend in Kampuchea », in Ablin & Hood, op. cit., p.9.
[ii] Patrick Heuveline, « L’insoutenable incertitude du nombre : estimations des décès de la période Khmer rouge », Population, novembre-décembre 1998, 53e année, n°6, I.N.E.D., pp. 1103-1118 ou du même auteur, « ‘Between one or three millions’ : towards the demographic reconstruction of a decade of Cambodian history (1970-1979) », Population Studies, vol.52, n°1, March 1998, pp.49-65 et « Approaches to measuring genocide : excess mortality during the Khmer Rouge period », in D. Chirot and M. Seligman, Ethnopolitical Warfare, Washington, 2001, pp.93-108. Autres estimations dans Michael Vickery , Cambodia 1975-1982, Boston, South End Press, 1984, pp.184-188 (réédition 1999 chez Silkworm Books, Chiang Mai), Ben Kiernan, Le génocide au Cambodge, 1998, pp.534-537 (1 671 000, soit 21 % de la population totale), ou « Le communisme racial des Khmers rouges », Esprit n°252, mai 1999, p.101 (une fourchette de 1,5 à 2 millions de victimes), Marek Sliwinski, Le génocide khmer rouge, une analyse démographique, l’Harmattan, 1995, pp.37 (2,033 millions soit 26,7%, une probable coquille pour 26,17%), 51 (24,3 % ou 25,6 %). Pour une revue plus ancienne de diverses estimations, Roel Burgler, The Eyes of the Pineapple, Revolutionnary Intellectuals and Terror in Democratic Kampuchea, Verlag breitenbach Publishers, Saarbrücken, Germany, 1990, chap.8, pp.161-169. Pour des estimations anciennes, lire un rapport de la C.I.A. de mai 1980 (« Kampuchea : A Demographic Catastrophe », National Foreign Assessment Center, CIA, Washington D.C.), qui collait avec une vision sensationaliste à propos des deux premières années du K.D. (en donnant un chiffrage moyen de 1 150 000 victimes, dont 800 000 des suites des déplacements), mais se montrait aveugle à propos des deux dernières années du K.D. en indiquant que les dernières exécutions eurent lieu en janvier 1977 (cf. Tableau II.4). Serge Thion précisait en août 1980 dans A strange revisitor que ce rapport était « discutable sur de nombreux points » (www.abbc2.com/totus/1963-1980/139revisitor.html). Voir aussi Thion & Kiernan, Khmers rouges ! Matériaux pour l’histoire du communisme au Cambodge, Hallier-Albin Michel, 1981, pp.31-36, Thion, « Cambodge : la catastrophe démographique », in Libération n°2050, 17 septembre 1980. Michael Vickery a souligné que le rapport de la CIA, écrit alors que l’Amérique avait pour but de compromettre la République Populaire du Kampuchéa, passait sous silence le massacre commis par les Khmers rouges à l’Est en 1978 (Cambodia 1975-1982, pp.57, 61, et « Democratic Kampuchea : CIA to the Rescue », Bulletin of Concerned Asian Scholars, 14/4, 1982, p.54).
[iii] Ida Simon-Barouh et Yi Tan Kim Pho, Le Cambodge des Khmers rouges,… p.121.
[iv] Organisation des Nations Unies, Assemblée Générale, 1978, 33e session, 3e Commission, séance 70, 7 décembre 1978, New York, A/C.3/33/SR.70, p.13.
[v] Ponchaud, Cambodge année zéro, p.55. Haing Ngor, Une odyssée cambodgienne, pp.44-48 (chasseurs-bombardiers). Nuon Chea, « Statement of ...», The Journal of Communist Studies, vol. 3, n°1, March 1987, p.36.
[vi] Craig Etcheson, Crimes of the Khmer Rouge, chapitre 7 « Digging the Killing Fields », pp.145-172, à paraître chez, Mellen. Le lecteur risque d’être désappointé par l’intitulé de ce chapitre.
[vii] Judith Banister et Paige Johnson, « After the Nightmare : the Population of Cambodia » in B. Kiernan, Genocide and Democracy in Camobodia, New Haven, 1993, p.91.
[viii] Archives du Ministère des Affaires Etrangères, série Cambodge Laos Vietnam, sous-série Cambodge, n°15, politique intérieure, 23 août 1962, Jean de Beausse, au sujet du recensement cambodgien.
[ix] Jacques Migozzi, Cambodge, faits et problèmes de population, CNRS, 1973, pp.126, 203, 212.
[x] Kampuchea : A Demographic Catastrophe, National Foreign Assessment, C.I.A., A research Paper, GC 80-100190, May 1980, p.2. Michael Vickery estime que le rapport de la C.I.A. semble admettre indirectement un nombre de victimes de guerre de 500 000 (Cambodia, 1975-1982, p.333. « To the Editors », BCAS, 20/1, 1988, p.72, n.6). Pour 500 000, Chandler, The Tragedy of Cambodian History, Politics, War and Revolution since 1945, Yale University Press, New Haven and London, 1991, p.250. Pour 240 000 victimes de guerre et 70 000 Vietnamiens tués par les troupes de Lon Nol, cf. Marek Sliwinski, op. cit., p.48. Pour 275 000, Banister et Johnson, in Kiernan, Genocide and Democracy, 1993, pp.66, 87.
[xi] Judith Banister et Paige Johnson, « After the Nightmare : the Population of Cambodia » in B. Kiernan, Genocide and Democracy in Camobodia, New Haven, 1993, p.66.
[xii] Nous avons raccourci le facteur donné par Michael Vickery pour la CIA, pour le rapprocher de nos calculs. Nous n’avons pu vérifier le facteur donné par Ea Meng Try (Vickery, « Comments on Cham Population Figures », BCAS, 22/1, 1990, pp.31-33).
[xiii] Kampuchea : A Demographic Catastrophe, National Foreign Assessment, C.I.A., A research Paper, GC 80-100190, May 1980, p.4.
[xiv] Sliwinski, op. cit., pp.26 (tableau), 48.
[xv] William Shawcross, « The Third Indochina War », New York Review of Books, April 6, 1978, p.18.
[xvi] Kiernan, Le génocide au Cambodge, 1975-1979, Gallimard, 1998, pp.534-535. Marek Sliwinski, Le génocide khmer rouge, p.15, 26. Communication personnelle de Steve Heder du 9 mars 2002. Serge Thion, rendant compte du livre de Volker Grabowski, ASEMI, vol.XV, 1-4, 1984, EHESS/CNRS, p.492.
[xvii] Daniel Philippidès, « La situation médicale et sanitaire au Cambodge (1979-1984) », ASEMI, XV, 1-4, 1984, pp. 244 et 262 (6 590 000 habitants en mai 1981).
[xviii] Michael Vickery renvoie à la F.E.E.R., 14 Nov. 1980, « Democratic Kampuchea : CIA to the Rescue », BCAS, 14/4, 1982, p.54. Patrick Heuveline renvoie à The National Review, 1980.
[xix] Kampuchea : A Demographic Catastrophe, National Foreign Assessment, C.I.A., A research Paper, GC 80-100190, May 1980. Heuveline rappelle que selon une estimation apparemment basée sur une étude de la CIA de 1980 pour le milieu de l’année 1980, le Cambodge comptait 5,7 millions d’habitants, et il citait United States Bureau of the Census, 1983, p.240 (« Between one or three millions …», Populations Studies, vol.52, n°1, March 1998, p.52).
[xx] Sur les rapatriements avant les élections, Banister & Johnson, p.124. Ea Meng-Try parle de 190 000 réfugiés dans des pays occidentaux dès 1981 « Recent Population Trends », p.10. Les données de 1987 des Library of Congress Country Studies donnent un chiffre de 208 000 Cambodgiens.
[xxi] Patrick Heuveline, « ‘Between one or three millions’ : towards the demographic reconstruction of a decade of Cambodian history (1970-1979) », Population Studies, vol.52, n°1, March 1998, pp.52-54.
[xxii] The Population of Cambodia, 1980-1996, and Projected to 2020 (Phnom Penh, National Institute of Statistics, 1997) étude de Jerrold W. Huguet citée dans Huguet, “ La Population du Cambodge, la renaissance après l'hémorragie” , La chronique du CEPED, janvier-mars 2001, n°40, p.1, ou Huguet, Chamratrithirong Aphichat; Rao Nott Rama; Than San Sy, “ Results of the 1998 Population Census in Cambodia ” , Asia-Pacific Population Journal, 2000, Vol. 15, No. 3, p.4.
[xxiii] Judith Banister et Paige Johnson, « After the Nightmare : the Population of Cambodia » in B. Kiernan, Genocide and Democracy in Camobodia, New Haven, 1993, p.91.
[xxiv] De 20 000 à 56 000 avant 1979 en Thaïlande, selon les évaluations de Georges Condominas, Richard Pottier (Les réfugiés originaires de l’Asie du Sud-Est, Documentation Française, 1982, pp.91, 163, 165, 170) ou de Claude Malhuret (Les réfugiés d’Asie du Sud-Est en Thaïlande (1975-1980), 16 août 1980, brochure de M.S.F., 61 p., presses de l’imprimerie Dulac). Environ 34 000 selon des chiffres donnés pour chaque année par Judith Banister et Paige Johnson, « After the Nightmare : the Population of Cambodia » in B. Kiernan, Genocide and Democracy in Camobodia, New Haven, 1993, p.125. 35 000 selon le commandement suprême de l’armée thaïlandaise le 28 juin 1983 (Vickery, « Refugee Politics : The Khmer Camp System in Thailand », Ablin & Hood, op. cit., p.298).
[xxv] Tableau statistique donné par Judith Banister et Paige Johnson, « After the Nightmare : the Population of Cambodia » in B. Kiernan, Genocide and Democracy in Camobodia, New Haven, 1993, p.125. Une étude thaïlandaise confirme qu’il n’y avait que 10 000 réfugiés cambodgiens vers 1977 et que vers 1988, 97 % des résidents de Khao I Dang étaient venus en Thaïlande « en 1979 après la victoire du régime Heng Samrin » (Thailand : A First Asylum Country for Indochinese Refugees, Institute of Asian Studies, Chulalongkorn University, Asian Studies Monographs No. 038, 1988, pp.35, 159.
[xxvi] O.N.U., Assemblée Générale 1980, 35e session supplément 12, Rapport du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (A/35/12), pp.49, 50. Judith Banister et Paige Johnson décomposent l’arrivée des Vietnamiens ainsi : 100 000 en 1979, et 41 666 en 1980, et pareillement en 1981(« After the Nightmare : the Population of Cambodia » in B. Kiernan, Genocide and Democracy in Camobodia, New Haven, 1993, p.124).
[xxvii] Ea Meng-Try, « Recent Population Trend in Kampuchea », in Ablin & Hood, The Cambodian Agony, p.4, 11. Thailand : A First Asylum Country for Indochinese Refugees, Institute of Asian Studies, Chulalongkorn University, Asian Studies Monographs No. 038, 1988, p.50.
[xxviii] Kampuchea : A Demographic Catastrophe, National Foreign Assessment, C.I.A., A research Paper, GC 80-100190, May 1980, p.2. Là où nous sommes parvenus à 0,9525 %, Michael Vickery donnait un facteur de 0,095645 d’accroissement entre 1970 et 1975, « Comments on Cham Population », BCAS, 22/1, 1990, pp.31-33.
[xxix] Pour les taux utilisés, cf.Vickery, Cambodia 1975-1982, p.187. Sliwinski indiquait des taux de 4,63% (natalité) et de 1,73 (mortalité) (op. cit.,p.45).
[xxx] Patrick Heuveline, « L’insoutenable... », op. cit., p. « ‘Between one and three million’ : towards the demographic reconstruction of a decade of Cambodian History (1970-1979) », Population Studies, 52 (1), March 1998, p.50, renvoie à Ea Meng Try, « Kampuchea : a country adrift », Population and Development Review, 7 (2), 1991, pp.209-228. Ea Meng-Try, « Recent Population Trends in Kampuchea », in Ablin & Hood, The Cambodian Agony, pp.3-15, et Banister et Johnson, in Kiernan, Genocide and Democracy, 1993, pp.87-90.
[xxxi] Carol Wagner, Soul Survivors, Berkeley, 2002, p.168. Ponchaud, op. cit., p.55.
[xxxii] Daniel Philippidès, « La situation médicale et sanitaire au Cambodge (1979-1984) », ASEMI, XV, 1-4, 1984, p.268. Entre 1994 et 1999, 155 km² avaient été nettoyés, mais l’on comptait toujours 1019 victimes mutilées ou tuées par les sentinelles éternelles en 1999, contre 1715 en 1998 et 3047 en 1996. « Cambodia remains riddled with mines », by Anette Marcher, Phnom Penh Post, Issue 9/19, September 15 - 28, 2000 sur le « Landmine Monitor Report 2000 » publié le 7 septembre par the International Campaign to Ban Landmines (ICBL).
[xxxiii] Daniel Philippidès, « La situation médicale et sanitaire au Cambodge (1979-1984) », ASEMI, XV, 1-4, 1984, p.250. Le Monde, 23 octobre 1991 et 3 novembre 1993.
[xxxiv] Phnom Penh Post, Issue 9/23, November 10 - 23, 2000. D. Philippidès, op. cit., p.267.