Passé prérévolutionnaire des Khmers rouges, conclusion et sources.
Pour Pol Pot, Ieng Sary, Son Sen, Khieu Samphan et d’autres, le sentiment de révolte anticolonialiste ou antimonarchique a pu naître avant leur arrivée en France, mais l’adhésion à une théorie révolutionnaire prévoyant que la dictature des masses ne soit « pas limitée par la loi » (Lénine ) [1] naquit à Paris, au contact des milieux étudiants communistes français et indochinois, et non de leurs professeurs des universités françaises. Nuon Chea, lui, fut probablement familiarisé avec les textes sur le socialisme et le communisme en adhérant au P.C. Thaïlandais avant de participer au maquis Issarak en 1951. Ce qu’ils lurent leur fournit une grille d’explication des souffrances du monde et des injustices de la société en termes d’exploitation, d’impérialisme et de lutte des classes. Cette grille leur parut conforme à la réalité sociale cambodgienne. Avant même de prendre le maquis et d’être en contact avec les communistes vietnamiens ou la Ligue de l’Indépendance du Vietnam (le Vietminh) dans la guerre patriotique et idéologique qui l’opposait à la France, c’est à Paris que le noyau dur des communistes ou des « progressistes » khmers fut familiarisé avec les bases du centralisme démocratique, avec l’autocritique, l’anti-intellectualisme, les théories économiques et les leçons révolutionnaires de Lénine, Staline, Hô Chi Minh et Mao, ainsi qu’avec les purges sanglantes mais politiquement justifiées de la Révolution Française et des Républiques Soviétiques russes et chinoises. La conviction naquit alors de devoir se munir d’armes pour prendre le pouvoir sur le dominateur colonial ou royal, et d’exercer la résistance à la fois contre les « ennemis de classe » et les traîtres et espions infiltrés dans le Parti. Avant de rentrer au Cambodge, ils avaient acquis la conviction que les compromis avec la monarchie, même constitutionnelle seraient difficiles, et que des changements profonds nécessiteraient le recours à la force révolutionnaire lorsque la conjoncture la rendrait possible. Les véritables communistes avaient conscience que la révolution ne serait pas un dîner de gala (Mao), qu’elle comportait des risques d’emprisonnements et d’attentats, et se préparaient à une lutte tenace, faite de privations et de déracinement, qui permettrait néanmoins d’accroître par la pratique la connaissance des lois révolutionnaires (selon Liu Shaoqi). Ils ne doutaient pas non plus que l’éveil de la conscience politique des masses se ferait lentement et passerait par sa participation à des organisations de masse et autres courroies de transmission. La révolution ne pouvait être menée que par une minorité, un détachement des classes laborieuses, ce qu’était censé être le Parti.
D’autres dirigeants du Parti Communiste du Kampuchéa (le Pak Kommuyni Kampuchea qui se dissimulait derrière l’Angkar loeu), tels Ta Mok, Sao Phim, Ros Nhim, et Vorn Vet, vinrent au communisme en prenant les armes contre les colons français aux côtés du Vietminh.
Ceux qui firent leurs études en France n’étaient pas, au regard des critères cambodgiens de l’époque, des semi-intellectuels aux ambitions professionnelles frustrées. Leur esprit de vengeance contre les mandarins et leur esprit de vigilance contre les bourgeois trouve leurs racines dans leur perception de la lutte des classes plutôt que dans des frustrations sociales ou des rancœurs personnelles. En dehors de quelques combattants et cadres clandestins de vieille date qui étaient issus du peuple (Ta Mok , Sao Phim), la majorité d’entre eux étaient des intellectuels d’extraction essentiellement bourgeoise, parfois provinciale (Ros Nhim disait venir d’une famille de riches de Battambang, à moins qu’il ne s’agisse d’une de ses vantardises [2]), dont le talent avait été reconnu, pour quelques uns d’entre eux et de manière superficielle, par le pouvoir traditionnel.
Pol Pot avait choisi de partir pour le maquis avant même de rentrer au Cambodge. Lui et Ieng Sary menèrent ensuite de front activités politiques et carrière d’enseignant, dans la mesure laissée par leur absence de titres universitaires. Son Sen, qui ne semble pas avoir obtenu sa licence de philosophie à la Sorbonne, réussit à devenir professeur au prestigieux lycée Sisowath puis directeur d’études de l’Institut National Pédagogique. Leur départ pour le maquis en 1963-1964 eut pour cause les soupçons grandissants de la police concernant leur engagement politique subversif. Les intellectuels diplômés et « progressistes » Hou Yuon, Hu Nim, et Khieu Samphan, avant d’être menacés par la police en 1967, avaient été accueillis à bras ouverts dans les cabinets de Sihanouk, dans le but non avoué de les éprouver au moyen de postes « lucratifs », ce qui se révéla sans effet. Les rares dirigeants passés par la prison, Non Suon , Chou Chet, Khieu Samphan, et Cheng An, s’étaient engagés dans des partis communistes bien avant leur détention. En fait, la répression politique, moins féroce et aveugle qu’au Sud-Vietnam jusqu’en 1966, avait épargné les principaux responsables clandestins du P.C.K., tout en provoquant la révolte de bien des étudiants et des intellectuels contre l’absolutisme de Sihanouk. Les démocrates étaient également exposés à l’ire du souverain ou du chef d’Etat. Ils avaient vainement continué la lutte armée après l’acquisition de l’indépendance et tenté quelques coups d’Etat. Les communistes, d’abord alliés aux démocrates de gauche en 1955, finirent par les prendre de haut comme des représentants de la bourgeoisie et d’un réformisme qu’ils avaient d’abord partagé dans leur jeunesse, mais qui ne recelait plus pour eux la moindre goutte de conscience politique.
Les rudiments de l’organisation clandestine, du respect du secret, du ralliement le plus large de la population, furent acquis auprès des Vietnamiens. Après 1954, le Parti souffrit d’une absence de dimension, de moyens et de soutien extérieur. Sa contribution à l’exercice politique n’était qu’indirecte et marginale, sa marge d’expression et d’opposition paralysée par l’habileté rhétorique et la surveillance de Sihanouk, si bien qu’il dut diversifier son travail politique en comptant sur ses seules forces.
Ce travail reçut une marque d’attention des grands frères vietnamiens et chinois lorsque Pol Pot passa plusieurs mois à Hanoi et Pékin en 1965 et 1966. Le chef du Parti garda un souvenir enthousiaste de son séjour en Chine. Des marques profondes de respect avaient sans doute été échangées entre camarades présentant des vues communes sur les plans économique, social, écologique, et culturel. Pol Pot fut sans doute fasciné par l’égalitarisme, le communautarisme et l’auto-suffisance développés qui avaient subsisté des communes populaires, à savoir le regroupement de la population par brigades de travail nombreuses. Les Chinois, cependant, ne prenaient plus leurs repas en commun. Ils n’avaient non plus jamais logé dans des dortoirs collectifs, hormis les enfants. Les autorités du Kampuchéa Démocratique (K.D.). se vantèrent d’avoir dépassé la Chine en supprimant partout l’alimentation familiale et la monnaie, sans pour autant se lancer dans la même industrialisation effrénée et factice des campagnes qui marqua le Grand Bond.
Jusqu’en 1970, le double jeu pratiqué par les deux grands frères les rendaient sourds aux demandes d’armes du P.C.K.. Les Chinois aidaient économiquement et militairement Sihanouk, et les Nord-Vietnamiens ne renvoyèrent certains cadres formés à Hanoi qu’en 1964, sans fournir non plus d’aide militaire avant 1970, afin de sauvegarder leur amitié avec un Sihanouk qui tolérait leur passage sur son territoire. Ce soutien timide des deux grands frères put favoriser, au sein du P.C.K., une tendance à l’indépendance et la conviction exprimée ultérieurement que les processus révolutionnaires chinois et vietnamien avaient été trop lents et trop peu avancés. Les chefs du P.C.K., épris de l’enthousiasme inconsidéré ou calculé qui pousse les révolutionnaires à être, dans un premier temps, impitoyables par pitié, et à déstructurer l’économie « capitaliste » et « bourgeoise » pour repartir sur de nouvelles bases, ne semblent pas avoir été clairement informés des leçons que leurs prédécesseurs avaient tiré de leurs accélérations vers plus d’égalitarisme et de collectivisme. Ils voulurent donc appliquer la pensée de Mao « avec créativité et succès », comme le concevait Pol Pot en voyage en Chine à la fin du mois de septembre 1977, autrement dit avec originalité et en jouant à fond sur les bienfaits supposés de la collectivisation [3].
Pour ce qui est de l’influence révolutionnaire russe, il semble que les dirigeants du P.C.K. aient eu une certaine admiration pour Lénine , peut-être parce que la rupture qu’il avait amorcée avec le capitalisme avant la N.E.P. avait été nette et annonciatrice de vastes horizons. Mais, faute d’avoir reçu la moindre aide de la part de l’URSS, ou part choix politique, le P.C.K. ne fut guère influencé par l’expérience soviétique post-stalinienne.
Le mouvement révolutionnaire, très minoritaire et hétérogène avant 1970, ne prit de l’ampleur qu’à l’épreuve des bombardements lancés par les Etats-Unis et le régime de Lon Nol. La direction devint plus aguerrie et plus déterminée à imposer une révolution qui ne se voulait probablement déjà pas un succédané. Un marxiste modéré tel que Hou Yuon n’avait pas sa place au Comité Central. Une collectivisation très achevée fut expérimentée en 1973-74 dans certaines parties du Nord, de l’Ouest et du Sud-Ouest mais rencontra des résistances et provoqua de graves pénuries, de graves désorganisations qui entraînèrent la fuite des paysans et imposèrent un retour aux repas en famille et à des structures collectives plus réduites. La base du mouvement était mue par des réflexes militaires plutôt que par des réflexions gestionnaires. L’ardeur de l’Angkar n’en fut apparemment pas refroidie. Il convenait, à mesure que la ligne révolutionnaire devenait plus profonde, que les ennemis de classe et autres éléments réfractaires au changement ou dangereux idéologiquement fussent punis, et certains membres du Parti qui peinaient à faire fonctionner la nouvelle ligne fussent écartés, mutés, expulsés ou éliminés. Comme on peut l’observer pour la Révolution Française le mal absolu résidait dans la perte de l’unanimité en faveur du changement [4]. Les nouveaux dirigeants, emballés en premier lieu par leur victoire sur les Américains et leurs alliés, après cinq ans de guerre dont un an et neuf mois sans intervention extérieure massive, et satisfaits par ailleurs des égards reçus de la part de la Chine, de la Corée du Nord, ou de pays non-alignés, renouèrent au bout d’un an avec un collectivisme total dont les anciens citadins furent les premiers à subir les frais ou à payer les pots cassés, tandis que les vétérans de la vie communautaire s’arrangeaient pour obtenir des passe-droits et des avantages qu’ils croyaient mériter après avoir subi les souffrances de la guerre prolongée.
Comité de la ville de Phnom Penh (ou Comité du FUNK de Phnom Penh) : sa création est annoncée par Sihanouk le 24 mars 1972 sans en donner les fonctions. Derrière l’honorable figure du prince Norodom Phurissara, ses membres sont les vice-présidents Thiounn Thioeun et Khieu Ponnary, les autres membres Toch Phoeun, représentant des fonctionnaires civils, Phouk Chhay, représentant de la jeunesse et des étudiants, Nguon Eng représentant des travailleurs, et Ros Chethor représentant des écrivains et des journalistes. Ce comité dépendant du front et composé à des fins de propagande semble avoir été totalement fictif. Toch Phoeun, par exemple, n’a jamais cessé d’être employé au ministère de la propagande dans le Nord. Ledit Comité ne doit pas être confondu avec le réseau clandestin du Parti, qui était dirigé par Vorn Vet depuis Phnom Penh jusqu’en 1969, puis, via Sok, depuis son poste de secrétaire de la Zone spéciale autour d’Amleang, base communiste vietnamienne et cambodgienne pendant la guerre. Ce réseau clandestin s’occupait probablement de précipiter la chute de Phnom Penh ou d’organiser des attentats. Le comité clandestin fut démantelé en 1975, sous prétexte d’être infiltré par la CIA.
F.A.P.L.N.K. (Forces Armées Populaires de Libération Nationale Khmères) : Armée du FUNK. Créées sans doute à l’image des Forces Armées Populaires de Libération du Sud-Vietnam, elles représentent de manière croissante l’organisation armée « khmère rouge » entre 1970 et 1975, et comportent, selon l’annonce effectuée par Sihanouk le 24 mars 1972, trois directions : le département militaire de l’armée avec Soluto Sor (on reconnaîtra Saloth Sar) comme chef et So Vanna (pseudonyme de Sao Phim) comme adjoint, le département politique de l’armée dirigé par Nuon Chea , et le département du matériel militaire avec à sa tête Thieun Chhith (pour Ta Mok). Enfin, Son Sen y est signalé comme le chef de l’état-major général [5] . En 1975, le Comité militaire naitonal comportait Khieu Samphan comme commandant-en-chef, Son Sen comme chef d’état-major et Nuon Chea comme commissaire politique [6].
F.U.N.K. et G.R.U.N.K. : Front Uni National du Kampuchéa et Gouvernement Royal d’Union National du Kampuchéa en exil à Pékin. Organisations formées pendant la guerre civile contre la République par les révolutionnaires et les partisans de Sihanouk, désigné chef de mission du GRUNK à Pékin. Selon une tactique éculée, les communistes étaient parvenus à s’attirer la coopération d’une personnalité royale et de sa suite dans un front qui servait de paravent à leur organisation. Ieng Sary n’oubliait pas de souligner dans une interview à l’Humanité le 22 juillet 1972 que le président du comité du FUNK à Phnom Penh était le prince Norodom Phurissara, « membre patriote de la famille royale ». Le GRUNK fut successivement remanié en septembre 1970, décembre 1973, et janvier 1975, pour intégrer de plus en plus de communistes à la place de ministres sihanoukistes. Dès septembre 1970, Sihanouk considérait que le gouvernement était devenu « khmer rouge », tout en disant « je donne tout aux Khmers rouges, ce sont des purs (...) des patriotes » [7]. Il est vrai qu’en dehors de certains membres sihanoukistes du Bureau politique du Comité Central FUNK (Penn Nouth, Chea San, Duong Sam Ol, Huot Sambath, Sarin Chhak ), tous les membres du Comité Central du FUNK étaient des communistes : Chou Chet , Ieng Thirith, In Sokan, Keat Chhon, Keo Meas, Khieu Samphan, « Koy Toum » (Koy Thuon), Ok Sakun, Sien An, Suong Sikœun, Thiounn Mumm, Thiounn Prasith, Tiv Ol, Toch Kham Dœun, et le compagnon de route Chau Seng. Hormis Khieu Samphan, Hou Yuon, et Hu Nim, les ministres du GRUNK ne pesaient pas sur la politique des zones contrôlées par les Forces armées communistes. Les sihanoukistes écartés du GRUNK continueront de former une sorte de branche en exil du FUNK. Certains conservèrent jusqu’au bout leur titre : Penn Nouth premier ministre, Sarin Chhak ministre des affaires étrangères (qui partait de temps en temps au Moyen Orient), Van Piny vice-ministre des Affaires étrangères. D’autres perdirent leur titre et restèrent à Pékin, tels le général Duong Sam Ol, ex-ministre des équipements militaires et de l’armement. D’autres furent ravalés à la fonction de chefs de mission ou ambassadeurs du FUNK à l’étranger, en Roumanie pour l’ancien ministre de la Justice Chea San, en Yougoslavie pour l’ancien ministre des Travaux Publics Huot Sambath, et au Sénégal pour l’ancien ministre de l’Education de la Jeunesse Populaire Chan Youran. Sarin Chhak et Duong Sam Ol se retrouveront en 1977 dans le camp de rééducation de Bœng Trabek, et Van Piny à S-21 (Tuol Sleng) .
K.D. : abréviation que nous adoptons pour Kampuchéa Démocratique dénomination portée par l’Etat révolutionnaire (nous adoptons la restranscription française habituelle pour Kampuchea).
Khmers Krom : Khmers du bas. Ces Khmers de la région méridionale du Vietnam, la Cochinchine, étaient bien souvent à la pointe de l’activisme politique parmi les Cambodgiens. L’influence intellectuelle de Saigon y était pour quelque chose ainsi que leur situation de minorité les inclinant à prendre conscience de leur culture. C’est dans leurs rangs que l’on trouve les premiers révolutionnaires Khmers et certaines figures du K.D. (Ieng Sary, Son Sen).
Khmers Issaraks : Khmers « Maîtres » ou « émancipés », mouvement de guérilleros cambodgiens anti-français, puis anti-monarchiques, fondé en 1940 à Bangkok sans doute parallèlement au mouvement Lao-Issara. D’abord soutenus et approvisionnés par les Thaïlandais - qui leur donnèrent leur nom - ils se rallièrent progressivement au cours des années cinquante aux forces d’Hô Chi Minh, qui créèrent derrière Son Ngoc Minh leur propre mouvement Issarak, baptisé « Khmer Vietminh » par leurs adversaires aux alentours de 1954. Les Issaraks, majoritairement khmers, comptaient des factions pro-thaïlandaises, pro-vietnamiennes, ou démocrates. Les Khmers Vietminh étaient en majorité composés de Vietnamiens du Cambodge [8] . Le 24 mai 1954, le ministre de l’Intérieur Khim Tit écrit que le mot de « rebelles » ne saurait s’appliquer aux Khmers Vietminh et au Vietminh qui sont des « ennemis et agresseurs », tandis qu’il peut l’être pour les Khmers Issaraks qui sont des « traîtres envers la Nation » [9] .
Livre Noir : Livre Noir, faits et preuves des actes d’agression et d’annexion du Vietnam contre le Kampuchea, Ministère des Affaires Etrangères du Kampuchéa Démocratique, septembre 1978, reproduction par les Editions du Centenaire, 24, rue Philippe-de-Girard, Paris, 86 p.
P.T.K. et P.C.K. : Parti des Travailleurs du Kampuchéa et Parti Communiste du Kampuchéa. Désignation du Parti clandestin entre 1960 et 1966 puis à partir de 1966. Le dernier nom fut officiellement approuvé par un congrès du Parti en juillet 1971.
Pracheachun chah, ou mulothan [10] (Peuple ancien, vétéran, ou de base) : dans le langage des révolutionnaires, population vivant dans les zones du F.U.N.K. avant leur victoire totale. L’adjectif « ancien » est à prendre au sens de « vétéran », comme « ancien élève ». Le terme mulothan est formé de mul, qui signifie la base, la racine, l’origine. Le peuple de base est le support politique des révolutionnaires, mais aussi, dans un sens social, la population démunie, les paysans pauvres et moyens pauvres. Comme au Nord-Vietnam, les paysans pauvres étaient également appelés les « racines » (reuh-kaev = racines principales, origines) [11].
Pracheachun Thmey (Peuple nouveau, dit du « 17 avril » ) : population sous administration républicaine au moment de la victoire révolutionnaire du 17 avril, et composée surtout de citadins et de paysans ayant