Notices biographiques (Khieu à Koy), copiées de la thèse de Sacha
- Khieu Ponnary. Compagne de Pol Pot. Toujours première en classe à l’école Sutharot et au lycée Sisowath. Professeur de cambodgien au lycée Sisowath en 1946. Etudiante à Paris, jusque vers 1951, elle rencontra Saloth Sar aux réunions du Cercle Marxiste [1]. Issue de la haute bourgeoisie, fille d’un juge [2] elle était une des premières femmes khmères à obtenir le baccalauréat. Devenue professeur de littérature cambodgienne au collège de Takéo et au lycée Sisowath de Phnom Penh elle prit part au mouvement démocrate et fonda la revue pour femme Neary. En 1970, elle était, avec Thiounn Thioeun, vice-directeur du Comité de la Ville de Phnom Penh, organisme du FUNK créé depuis Pékin en mars 1972 pour préparer le renversement de la Capitale [3] . Pendant la guerre elle resta surtout auprès de son mari, et fit pendant quelques temps du travail d’organisation des masses dans le district de Sandan à Kompong Thom, avec la femme de Koy Thuon [4] . Deux articles du Monde estiment, à dix mois d’intervalle, que, “ au fil des témoignages (elle) sera accréditée d’une influence particulièrement hystérique sur son époux ” [5] , le premier article se demandant tout de même s’il ne s’agit pas d’une “ Invention d’esprits refusant la logique de l’horreur pour l’attribuer à un dysfonctionnement mental ”. Elle semble avoir été atteinte de maladie en 1975, et finalement de démence. Elle n’a pas joué un grand rôle comme Présidente de l’Association des femmes du K.D.
- Khieu Samphan (alias Hem, Haêm) : né le 27 juillet 1931 à Rumduol près de Svay Rieng, de Mr. Khieu Long et Madame Ly Kong (ou selon ses dires, Por Kong). Son père, un fonctionnaire civil ou un magistrat originaire de la province de Kampot perdit son poste avant de s’établir à Boeng Kamphlauk dans la banlieue de Tuol Sbauv, au Sud du marché principal de la ville de Kompong Cham [6]. Il mourut à un âge très avancé alors que Samphan avait seize ans. Son épouse chinoise [7] devint négociante dans les légumes pour subvenir aux besoins de ses cinq enfants. Après des études au lycée Sisowath, Samphan sortit bachelier de la série Mathématiques en juillet 1951 avec la mention passable, et après deux années de droit à l’Institut d’Etudes Juridiques, Politiques et Economiques de Phnom Penh, reçut en mai 1953 le diplôme de l’Institut dénommé “ Baccalauréat de Droit ” avec la mention passable. Il partit en France en 1953, pour la faculté de droit de Montpellier, et obtint sa licence en droit en novembre 1954 avec une moyenne de 13,875 / 20. Jusqu’en 1956, il passa plusieurs Diplômes d’Etudes Supérieures en économie politique et en sciences économiques, notamment en économie rurale, en législation industrielle, en géographie économique et en structures et en systèmes économiques, avec une moyenne de 11 / 20. Des renseignements des services français indiquent qu’il aurait aussi été à l’Ecole Supérieure de Commerce de Montpellier. En juin 1956, il obtenait du doyen de la Faculté de droit un certificat d’assiduité et de bonne conduite, mais sans doute était-il déjà proche des mouvements anticolonialistes communistes de Montpellier où avaient lieu des manifestations contre la guerre d’Indochine. A Montpellier, il fit la connaissance de Uch Ven et de Chau Seng. Il participait aussi aux vacances annuelles organisées par les Cambodgiens de Paris. De 1956 à 1959, alors qu’il étudiait à Paris, il devint président de l’U.E.K. et du Cercle Marxiste-léniniste. A son retour d’une réunion de l’Union Internationale des Etudiants qui s’était déroulée à Pékin en 1958, il fit un rapport devant les membres du Cercle sur les petits fourneaux du Grand Bond en Avant. En 1959, il termina sa thèse de doctorat en sciences économiques sur L’économie du Cambodge et ses problèmes d’industrialisation. D’abord professeur d’histoire, de géographie et de français au collège Kamputh Both, il parvint, non sans difficultés, à enseigner à la faculté de Droit. Il fut arrêté en mars 1960, déshabillé en public en juillet 1960, et arrêté à nouveau en juin 1961 avant de devenir secrétaire d’Etat au Commerce d’octobre 1962 à juillet 1963, et de démissionner après avoir été attaqué lors d’un Congrès du Sangkum. Député en 1962 et 1966, il partit le 24 avril 1967 pour le maquis dans la province de Takeo, près d’Angtassom, puis, en 1968 près de Talat, Srè Khlong, puis, après mars 1970, au mont Aural, au Nord de Kompong Speu. C’est sa personne, passée pour morte pendant près de trois ans, et non celle de Saloth Sar ou de Ieng Sary, qui attira bon nombre de Cambodgiens dans les rangs du Parti des Travailleurs ou du P.C.K.. Contrairement à Hu Nim et surtout à Hou Yuon, qui s’écartaient de la ligne du Parti en critiquant directement Sihanouk, Khieu Samphan s’exposait moins à l’ire du souverain. Après le renversement de Sihanouk, il apparaissait comme le principal dirigeant de l’intérieur dans l’opposition, en tant que vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale du GRUNK. Il effectuait alors le lien entre le mouvement communiste et les hauts dignitaires sihanoukistes, mais ne devint membre du Comité Central qu’en 1971– en tant que membre “ candidat ”, et non de pleins droits. En 1970, Samphan était responsable du groupe chargé de la propagande constitué de Hou Yuon, Hu Nim, Toch Phoeun et Koy Thuon [8] . En octobre 1975, Khieu Samphan avait participé à une réunion du Comité Permanent du Comité Central en tant que responsable du FUNK et du GRUNK, ainsi que de la comptabilité et de la fixation des prix commerciaux, mais il ne devint membre titulaire du Comité Central qu’en janvier 1976. Ses responsabilités l’amenèrent à superviser le démantèlement du GRUNK et la rééducation de certains de ses membres lors de séminaires en 1976. Cette importante position tenue au Comité Permanent n’a pas duré, puisqu’il n’en était plus membre en novembre 1978 (les participations à des réunions intermédiaires étant inconnues). Sans doute avait-elle été déterminée par son assignation au poste de Président du Présidium de l’Etat en octobre 1975 – avant même que Sihanouk ne démissionne de ce poste en avril 1976 – avec Sao Phim et Ros Nhim comme vice-présidents, dans le but de “ représenter ” le pays à l’extérieur et à l’intérieur, selon l’article 11 de la Constitution [9] . Ce rôle figuratif le faisait apparaître à l’étranger comme l’honorable représentant du régime, ou comme il fut écrit la “ face visible ” de Pol Pot et des autres révolutionnaires qui avaient gagné le maquis avant lui. Il ne semble pourtant pas avoir représenté le K.D. après son passage à Colombo en août 1976. Tel que l’a perçu Laurence Picq, il était considéré à B-1 comme un intellectuel ayant apporté sa popularité à la Révolution mais ne servant que de paravent. Il ne resta cependant pas un simple homme de paille puisqu’il présida à partir de février 1977, l’Office du Comité Central dit Office 870 (numéro de code du Comité Central) chargé de surveiller et de purger le Comité Central. En tant que chef de l’Office 870, il enregistrait les décisions du Comité Permanent afin de les archiver, réceptionnait l’aide médicale chinoise qu’il assignait aux zones et au ministère des Affaires Sociales, et a pu superviser la publication de Jeunesse révolutionnaire. En 1979, il remplaçait Pol Pot comme premier ministre du gouvernement du K.D., et déclarait le 21 juillet 1980 à Newsweek que tous les dirigeants étaient “ moralement responsables ” pour les fautes commises et indiquait que le “ patriote sincère ” Pol Pot, n’était officiellement en charge que du commandement militaire, et non du commandement politique. Samphan présida aussi les diverses dénominations du camp révolutionnaire, la Partie du K.D., le Parti de la Grande Union Nationale du Kampuchéa fondé vers mi-1992, et fut plus précisément vice-président du K.D. en charge des Affaires extérieures en 1982. En exil, il devint membre du Conseil National Suprême du Cambodge qu’il put représenter à l’ONU. Son rôle en tant qu’idéologue n’était peut-être pas négligeable comme son rôle de serviteur de Pol Pot dans le processus de purges des membres du Comité Central. Au cours d’interviews et de communiqués dans la vingtaine d’année qui suivit la révolution, il ne remit jamais en cause le bien-fondé de la ligne de Pol Pot, et nia tout massacre en dehors des purges contre des agents vietnamiens. Il resta fidèle au mouvement jusqu’à sa reddition le 25 décembre 1998 en même temps que Nuon Chea . Lors d’une conférence de presse, il déclara aux journalistes être très désolé, puis, lorsque des protestations s’élevèrent de la salle, répondit quelque peu embarrassé, en anglais : “ There are some members of their family who has lost their life ” puis, avec une certaine agitation “ but, it’s the past ” [10] . Il s’excuse depuis peu de sa bêtise et de n’avoir pas mesuré la situation réelle sous le K.D. (“ lettre ouverte à tous les compatriotes ” traduite dans The Cambodian daily le 20 août 2001).
- Khieu Thirith (alias Phea, Ieng Thirith depuis son mariage avec Ieng Sary à Paris en 1951) : sœur de Khieu Ponnary . Fille d’un juge. Née en 1930 à Phnom Penh. Etudiante en anglais à Paris, elle représenta les étudiants cambodgiens à la Conférence de l’Union Internationale des Etudiants à Moscou. Une fois revenue au Cambodge, elle devint la Principale de l’Institut Supérieur Khméro-Anglais de Phnom Penh, et enseigna l’anglais au lycée Sisowath. Vice-ministre de l’Education et de la Jeunesse du GRUNK (1970-1976) elle était aussi responsable de la radio du FUNK à Hanoi, puis, sous le K.D., ministre des Affaires Sociales. Elle aurait remplacé Toch Phoeun en février 1977 [11]. Elle a été décrite en octobre 1991, lors d’une interview au Nouvel Observateur comme une femme ne cessant d’interrompre son mari “ avec passion et exaltation ” avouant seulement qu’il y eut, des “ excès, comme dans toute révolution ”, de “ prétendues purges ” contre de “ prétendus traîtres ”, mais pas de génocide.
- Kong Sophâl (alias Koe, Pôv Sou, Kân, Ta Keu): Recruté à Phnom Penh par Ieng Sary et Son Sen à la fin des années cinquante, il fut un des éléments clefs de la branche urbaine du Parti sous la responsabilité de Nuon Chea, après le départ de Pol Pot, de Ieng Sary et de Son Sen pour le Vietnam. Il assista sans doute à des réunions à l’office 100 à Tay Ninh dans la deuxième moitié des années soixante et aida à réorganiser le Parti dans le Nord-Ouest. Nommé par Khieu Samphan vice-ministre de la Défense Nationale du GRUNK en 1975, il était secrétaire adjoint de la Zone Nord-Ouest dirigée par Ros Nhim, et membre du Comité Permanent du Comité Central peu avant d’être victime d’une purge en décembre 1978 six mois après l’arrestation de son supérieur.
- Kor Bun Heng : parti en France en 1966, il fut membre de l’Association des Etudiants Khmers de France, de tendance centriste, et s’engagea dans le FUNK dès 1970 comme membre du Comité du FUNK présidé par In Sokan, puis, en 1973, comme membre de la mission du FUNK. Parti pour Pékin en 1974, il s’intégra au personnel de la radio du FUNK à Hanoi, sous la responsabilité de Ieng Thirith. Rentré au Cambodge, il fut envoyé en coopérative de juin-juillet 1975 à février 1976 à Preah Vihear, au Sud de Rovieng, avant de rejoindre les services du ministère des Affaires étrangères. Depuis la fin de 1979, il fit partie de la délégation du K.D. à l’ONU sous le patronage de Thiounn Prasith , participa aux pourparlers de paix de la fin des années quatre-vingt, à la délégation du K.D. au Conseil National Suprême, et au gouvernement d’Union et de Salut National du Kampuchéa.
- Koy Thuon (alias Khuon alias Thuch) : né en 1933 dans la province de Kompong Cham il partit à huit ans étudier à Phnom Penh à la pagode Vat Langka, quitta Phnom Penh bombardée en 1945, puis revint étudier au Lycée Sisowath en 1949 où il rencontra Hu Nim. Impliqué dans le mouvement démocrate, il échoua à ses examens et s’orienta vers l’enseignement, obtint un diplôme à l’Ecole Normale. Il adhéra au Parti Démocrate en 1955. Enseignant puis directeur éducatif de district à Kratié, il revint en 1957 à Phnom Penh parfaire sa formation à l’Institut Pédagogique Sud pour devenir professeur dans le secondaire (la branche Nord formait les instituteurs). Il y retrouvait Tiv Ol , un ancien camarade de formation pratique en 1953, qui lui fit lire des textes communistes chinois et lui fit rencontrer à nouveau Hu Nim. En tant qu’élément “ pilier ”, il distribuait des pétitions anti-impérialistes et des publications progressistes contre l’oppression des classes dirigeantes à des camarades. Deux d’entre eux, Kae Keum Huot et Khaek Paen, qui allaient devenir de futurs cadres du Parti, étaient encore hésitants face à l’adversaire. En 1960, récompensé pour son activisme, il fut admis au Parti par Son Sen, supérieur de Tiv Ol et directeur d’études à l’Institut. Il rédigea aussi des articles sur le “ mode de vie démocratique ” dans Muttapheap (Amitié) et aurait participé à l’Observateur de Khieu Samphan. Vers 1961, il enseigna essentiellement au Lycée Sihanouk de Kompong Cham et peut-être aussi à l’Université des Beaux-Arts. Les étudiants qu’il forma à Kompong Cham (Deuan, Pich Chheang, futur ambassadeur du K.D. en Chine) furent chargés d’attirer dans le mouvement révolutionnaire les travailleurs des plantations et des usines de textile ou les collégiens de Kompong Cham et Kratié. Chheang fut arrêté et libéré à trois reprises. Après 1963, Thuon assista sans doute à des réunions à l’office 100 à Tay Ninh et y donna des conférences à des étudiants. Il devint membre suppléant du Comité Central du Parti au Congrès de 1963. De la moitié des années soixante à 1971, Koy Thuon était “ personnellement chargé ” du secteur 105 rattaché à la zone Nord. En 1965, il devint secrétaire de la zone Nord, s’occupant essentiellement des activités urbaines, tandis que Pok, secrétaire adjoint depuis 1967, supervisait les activités rurales. En 1966, le cadre dénommé Yong, qui agissait trop ouvertement, et risquait d’attirer la répression, fut exécuté sur décision de Thuon, ce qui allait plus tard causer des accusations réciproques entre Thuon et Pok. Affecté au Nord-Est, il travailla pendant un an aux côtés de Pol Pot, puis après 1970, avec Nuon Chea à Kratié. Dirigeant de la zone Nord-Ouest en 1970 aux côtés de Ros Nhim , son nom fut associé à la position frontiste de vice-ministre de l’Economie Nationale et des Finances du GRUNK, puis de ministre dudit ministère à la place de Thiounn Mumm en 1975. Il dirigea la région Nord avant son remplacement en 1975 par Kæ Pok jusqu’alors commandant militaire, responsable du district de Baray, et secrétaire adjoint de la zone Nord. Les troupes de Koy Thuon furent les premières à atteindre le Centre de Phnom Penh. Devenu membre du Comité Central, il était responsable du commerce intérieur et extérieur. D’après les confessions de Tiv Ol, Koy Thuon approvisionna le ministère de la Propagande en danseuses venues du Nord, et en abondantes nourritures. Toch Phoeun le décrit dans sa confession comme un personnage menaçant, peu déférent lorsqu’il reçut Sihanouk en novembre – ce qui contrevenait à la règle du Parti – mais en même temps comme un homme prodigue en cadeaux et en banquets en tout genres contre des faveurs, opposé à l’abolition de la propriété à l’intérieur de l’enceinte des villages, et partisan de moins d’autorité dans les hauts échelons du Parti [12]. Il fut arrêté au début de 1976 puis transféré à S-21 le 25 janvier 1977 après que des explosions ou un soulèvement se fussent produits à Siem Reap fin 1976 début 1977 [13]. A B-1, on mit plusieurs crimes à l’actif de ce “ traître ” : atteinte aux bonnes mœurs, tentative d’assassinat, crime économique via l’organisation de grands chantiers sans grande utilité [14]. D’après Toch Phoeun, les arrestations de Thuon et de Chan Chakrei pendant la première moitié de l’année 1976 firent que “ personne n’osait lever la tête ” [15].
[1] Interview de Khieu Thirith par Elizabeth Becker, Les larmes du Cambodge, p.68
[2] Id.
[3] Rapport sur le Cambodge du 25 mars 1972, archives de l’Institut d’Histoire Sociale, sur lesquels s’est basé André Tong “ Le conflit khméro-vietnamien ”, Est-Ouest n°626, mars 1979.
[4] Synthèse des confessions de Koy Thuon alias Khuon alias Thuch, par Steve Heder. Searching for the Truth, N°9, September 2000, p.15 indique qu’elle était secrétaire du Parti de Kampong Thom en 1973.
[5] Le Monde, 18 juin 1997 et 17 avril 1998, Francis Deron et Jean-Claude Pomonti.
[6] William Shawcross, op. cit., p.242. Chandler, Pol Pot, op.cit., p.41. Détails sur le parcours du père “ magistrat ” dans In Sopheap, Khieu Samphân, agrandi et réel, 2001-2002, version dactylographiée, p.1.
[7] François Ponchaud, op. cit., p.185.
[8] Heder & Tittemore, Seven Candidates for prosecution…, p.80. Synthèse des confessions de Koy Thuon alias Khuon alias Thuch, par Steve Heder.
[9] Steve Heder, Pol Pot and Khieu Samphan, pp.1, 13. Kiernan indiquait en mai 1999 qu’entre le 9 octobre 1975 et le 30 mai 1976, Khieu Samphan avait formellement participé à douze des quinze réunions du Comité Permanent du Comité Central. Les participants à deux des quinze réunions sont inconnus (“ Implication and accountability ”, Bangkok Post, January 31, 1999). La constitution du KD est traduite en français dans Cambodge année zéro de Ponchaud.
[10] Notre écoute du journal télévisé de France 3, mardi 29 décembre 1998, dont la traduction sous-titrée était très curieusement erronée : “ Je sais que des familles entières ont été décimées, mais c’est le passé ”.
[11] François Ponchaud, “ Viêt-nam – Cambodge ”, Temps modernes n°402, janvier 1980, p.1242.
[12] Synthèse des confessions de Koy Thuon alias Khuon alias Thuch, par Steve Heder.
[13] Chandler, The Tragedy ..., p.291. Date du 25 dans Genocide in Cambodia, documents from the trial of Pol Pot and Ieng Sary, Nike, Quigley, Robinson, Jarvis & Cross, 2000, p.404. Heder nous a écrit qu’il s’agissait de la date du tranfert. Chandler indique qu’il fut emmené à S-21 en février, Voices from S-21, p.61.
[14] Témoignage dactylographié de L. Picq, p. 218.
[15] Synthèse des confessions de Toch Phoeun alias Phin, par Steve Heder.